Jean Pierre Brenas mont au créneau, ce soir, au conseil municipal, pour tenter de sauver le cinéma LE PARIS
En janvier 2007, l’unique salle d’Art et Essais du centre ville va disparaître et la Municipalité semble peu s’en émouvoir.
Rappel : La situation de monopole et de position dominante constatée actuellement sur Clermont-Ferrand en matière d’offre cinématographique aurait pu être évitée par la ville si la CDEC (Commission Départementale de la Concurrence), et en particulier le Président de Clermont-Communauté, s’y était opposé.
Il y a eu entente entre deux circuits de distribution qui a permis le rachat de Pathé Cinéma par Ciné Alpes.
Le cinéma Le PARIS s’est retrouvé « bouté » hors du circuit traditionnel et a perdu 85 % de son chiffre d’affaire en 1 an et demi.
Ceci étant dû d’une part à l’ouverture du multiplexe Cinédome, propriété de Ciné Alpes à Aubière et d’autre part à cette entente (sujette à caution!) entre Pathé et Ciné Alpes.
La ville aurait pu aider le cinéma le PARIS comme le lui permet la loi Sueur.
La subvention réclamée, dans le cadre de cette loi, par Monsieur Piera, Directeur du PARIS, a été refusée. (La loi Sueur a pour but d’aider ponctuellement les salles indépendantes victimes de la concurrence d’un multiplexe).
Le PARIS a donc dû se repositionner en Cinéma Arts et Essais.
Dans le même temps, un promoteur immobilier indépendant rachète une grande partie de l’immobilier situé à l’emplacement du futur Carré Jaude (dont les murs du PARIS).
La ville laisse faire… Et rachète un peu plus tard à ce même promoteur pour un coût bien plus élevé ce même parc immobilier permettant ainsi à ce promoteur indépendant de réaliser une belle plus value sur le dos des contribuables clermontois.
Monsieur Piera souhaite installer le PARIS dans le futur Carré Jaude II mais cherche une solution d’attente pour poursuivre l’exploitation du PARIS de 2007 à 2012.
Il se propose d’acquérir le fonds commercial du Capitole propriété du Groupe Ciné Alpes.
On lui oppose un refus.
Il se tourne alors vers le cinéma Le Rio, on lui oppose un nouveau refus.
Or à travers cette demande, il s’agit de sauver la présence d’une salle Arts et Essais à Clermont-Ferrand. Une seule salle comme celle du Rio ne suffit pas.
Alors Monsieur Piera découvre que la ville est propriétaire de 3 salles de cinéma désaffectées situées rue Fongiève.
Il s’agit de l’ancien cinéma « les Alpha » dont le théâtre du « Petit Vélo » occupe 2 salles sur 5.
Monsieur Piera s’adresse alors à Monsieur le Maire et sans lui réclamer la moindre subvention (comme il pourrait le faire) lui demande simplement une mise à disposition de ces salles.
Nouveau refus de la Mairie.
Et pourtant, le cinéma le PARIS possède le label « Art et essais »dans 3 domaines : répertoire, recherche et jeune public. Si la municipalité autorisait la poursuite de l’exploitation du cinéma le PARIS dans les salles de l’ancien « Alpha », cela présenterait 3 avantages majeurs :
- Cela ne coûterait rien, ni à la ville, ni au contribuable clermontois
- On pourrait rompre ainsi avec la situation illégale de position dominante exercée par le Groupe Ciné Alpes à laquelle la ville doit mettre un terme
- Cela permettrait aux cinéphiles clermontois de bénéficier d’une offre cinématographique complète en matière d’Arts et Essais.
J’ajoute que cette offre perdurerait après l’ouverture du Carré Jaude II pour le plus grand bonheur des cinéphiles clermontois, car compte-tenu des coûts d’exploitation élevés que pratique un centre commercial, la viabilité d’une salle Art et Essais paraît bien illusoire.
Ma question, Monsieur le Maire, est extrêmement simple, pourquoi laisser à l’abandon ces 3 salles du cinéma « les Alpha » alors qu’un cinéma Art et Essai se propose de les faire revivre ?