Encore et toujours le travail au noir.
Par jnd le samedi 6 août 2005, 19:06 - brèves épidermiques - Lien permanent
Bien sur ? mon billet de mardi était une réaction épidermique. Bien sur, je suis contre le travail au noir ! Ce n’est pas moral ; c’est injuste et déloyal et c’est un mauvais calcul comptable
Bien sur ? mon billet de mardi était une réaction épidermique. Bien sur, je suis contre le travail au noir ! Ce n’est pas moral ; c’est injuste et déloyal et c’est un mauvais calcul comptable en terme de surface financière et de capacité de développement.
Les récentes mesures du gouvernement me semblent aller dans le bon sens et si celles annoncées permettent d’empêcher l’évasion fiscale, l’exploitation de travailleurs étrangers, je dirai Bravo !
Malheureusement, je crains que ne recommencent à trinquer les gagnent petits du « black », ceux qui ne voient pas d’autre solution, pour survivre.
J’en connais bon nombre de ces petits (artisans et commerçants) qui travaillent dur et n’ont pas beaucoup de temps pour réfléchir à leur plan comptable . La recette du jour ou l’acompte de chantier leur sert à couvrir « in extremis » la banque qui menace , l’huissier de l’URSSAF et s’il en reste à remplir le frigo. D’accord c’est de la « cavalerie » ; ils ne sont peut-être pas bons gestionnaires, mais surtout ils sont acculés par les charges, dépassés par le paysage professionnel qui évolue trop vite, la clientèle qui se raréfie et devient volage et infidèle. Alors il ne faut pas s’étonner si, parfois ils omettent de déclarer quelques heures et quelques recettes et si cet oubli devient habitude…Ils sont pris dans une spirale infernale ; s’il ne le font pas, ils ne peuvent plus payer et coulent , s’il le font, ils arrivent à survivre en espérant des jours meilleurs, mais, ce faisant, ils perdent du crédit au yeux de la banque ils coulent quand même …un peu plus tard !
C’est la loi des affaires, me dira t’on, que ne survivent que les meilleurs, mais venez faire un tour dans les rues commerçantes de notre bonne ville de Clermont Ferrand comptez le nombre de boutiques fermées et le nombre de celles qui n’entrouvrent que quelques mois par an (pour cause de faillite des divers repreneurs).
Il faut pousser un cri d’alerte : lorsqu’il n’y aura plus de commerces et artisans de proximité, qui assurera non seulement les services, mais aussi l’animation et la sécurité dans nos quartiers ? Alors sans faire de poujadisme, s’il vous plait, messieurs des gouvernements passés, présents et à venir, au lieu de faire haro sur le baudet , penchez vous avec un peu plus de bienveillance sur cette « première entreprise de France », donnez lui les moyens de vivre et combattre avant qu’elle ne passe, sans armes et sans bagages, au service des monuments historiques ; c’est alors que vous ne trouveriez plus grand monde pour payer TVA, impôts, amendes et autres redressements fiscaux…


Commentaires
C'est juste