Les micro-crédits : Il faut aller plus loin !
Par jnd le mardi 28 mars 2006, 11:54 - brèves épidermiques - Lien permanent
La tendance politico-économiquement correcte est aux micro-crédits.
Le chef de l’état vient de les mettre en avant et de nombreux organismes et association mettent en place des structures d’aide à la création de TPE (toutes petites entreprises).
Les CCI, l’ADIE et bien d’autres proposent des petits crédits à faible taux et des accompagnements pour aider les chômeurs à créer leur propre entreprise. Le slogan étant « si tu ne trouves pas un emploi, crée le ! »
Toutes ces aides et incitations vont dans le bon sens, mais on devrait aller plus loin.
Il faut lancer un grand plan national d’incitation à entreprendre, en partant d’un constat simple : Que coutent un chômeur (forcément de longue durée), un Rmiste ? Que coute la période que met un jeune pour trouver un emploi après ses études ? Que coutent ceux qui sont licenciés après 50 ans ?
Notre administration ne devrait pas avoir de mal à chiffrer tout cela et la somme doit être astronomique !
Il faut redistribuer cette somme à ceux qui veulent entreprendre sous forme de prêts, subventions, exonérations de charges, etc.…. l’état, la sécu, et nous tous n’y perdrions pas, bien au contraire !
Le chômage diminuerait significativement, la caisse d’assurance maladie respirerait, le moral reviendrait, la consommation aussi.
C’est là, que la notion de plan prend tout son sens.
Un plan signifie une détermination politique, une durée dans le temps (5, 7 ans ou plus), un cadre législatif national évitant la dispersion et la disparité des aides actuelles.
On ne donnerait pas d’argent aux patrons voyous ou autres, cela n’égratignerait en rien les prérogatives des partenaires sociaux
Seuls ceux qui veulent, par leurs propres moyens, quitter la spirale infernale du chômage seraient concernés.
On leur « donnerait » sous forme de prêts, subventions, exonérations, mesures d’accompagnement etc…, ce qu’ils auraient statistiquement couté en restant demandeurs d’emploi.
Politiquement, ce serait sans risques !.
Alors quel gouvernement, quels hommes ou femmes politiques vont se décider à prendre le taureau par les cornes et cesser de mettre des emplâtres sur la jambe de bois de notre économie ?


Commentaires
Voilà un billet qui flaire bien le bon sens!!!!