Après un état des lieux, par Jean pierre Brenas et Nicole Barbin, sous forme reportage photo et de micro-trottoir, lesquels ont mis en exergue l’abondance de tags, déjections canines, incivilités et délabrement du mobilier urbain et l’incivilité, la parole a été, non pas donnée, mais prise par les riverains du square Michel de l’Hospital.


Les principales nuisances relevées dans les témoignages sont sonores et olfactives; en effet le square est le lieu d’ébats festifs et de soulographie sur fond de musique techno toutes les fins de semaine (tous les soirs en été) et ceux qui partent au travail le matin après une nuit blanche doivent se frayer un chemin et éviter de croiser les « festivaliers ».

Ces nuisances sont accrues par les bruits que font ceux qui redescendent des établissements nocturnes du plateau central, en manifestant bruyamment leurs état d’esprit festif par exemple en jouant au traditionnel jeux du lancer de poubelles.


Les services municipaux, aux dires des témoins, effectuent bien un nettoyage quotidien, mais les fortes odeurs d’urine y résistent, empêchant de profiter de ce cadre de verdure même l’après-midi.

Ces graves disfonctionnement ne seraient qu’une répétition de ceux que nous avions récemment dénoncés dans le quartier de la gare, si ici, les témoignages n’était aussi nombreux, précis et troublants.


Tous s’accordent à dire que ces jeunes troubleurs de l’ordre public ne sont pas tous SDF ; se joignent à eux de nombreux étudiants. Il a même été vu des parents amener leurs jeunes en voiture, avec force packs de bière, et venir les reprendre tard dans la nuit !

Depuis deux à trois ans l’âge a aussi baissé ; de très jeunes filles y sont de plus présentes et urinent en plein jour sans vergogne.

Il est noté aussi un afflux de fréquentation, toujours avec force packs de bière, des la fermeture des bars du quartier et jusqu’à ouverture des afters.

Les rixes sont nombreuses et les trafics prolifèrent

Les courriers adressés aux autorités sont, à ce jour, restés sans réponse.


Anne Courtillé témoigne de l’action menée il y a quelque temps par un fort collectif de riverains, lors de l’invasion de prostituées dans les quartiers sablon - Bld Gergovia. La détermination de ce collectif avait eu raison des mollesses de l’autorité et la solution était venue d’une présence policière plus importante et surtout d’un meilleur éclairage des zones sombres.


Quelles sont les solutions pour rendre cette place aux habitants et pour que chacun puisse profiter du repos et de son domicile comme le garantit la loi ?


Plusieurs pistes sont avancées et en collaboration avec les riverains nous établirons une lettre ouverte au maire pour lui demander de prendre les mesures minimales qui s’impose.



En vrac, ce qui est ressorti des propositions (et la liste n’est pas close…)

- Augmenter la présence et les contrôles de police (Pourquoi à Clermont n’y a-t-il que 20 ( ?) policiers municipaux (alors que Chamalières en a 18) et pourquoi finissent ils leur travail effectif sur le terrain à 18H ?

- Clôturer efficacement le square et appliquer des horaires de fermeture comme c’est fait pour le jardin Lecoq

- Augmenter l’éclairage nocturne.

- Faire des opérations coup de poing, certains soirs, pour se réapproprier l’espace public.

- Demander aux responsables des établissements de nuit de sensibiliser leur clientèle au respect du repos des autres et de l’espace public.

- Demander à l’enseignement public de faire de même dans le cadre de l’instruction civique

- Trouver et créer des espaces ou les jeunes pourraient se retrouver sans nuire à la qualité de vie d’autrui, ainsi que d’autres foyers pour les SDF.

- Relever les infractions et les sanctionner dans le cadre de la loi.

- Inciter chacun des riverains à écrire systématiquement aux autorités et à appeler la police chaque fois qu’il y a incident.

- Mettre la mairie devant ses responsabilités et ne pas hésiter à lui rappeler la très prochaine échéance électorale.



Comme on le voit les propositions sont nombreuses ; certaines sont pragmatiques, d’autre relèvent plus d’un travail de fond sur les mentalités. Néanmoins il faut arriver à un résultat avant l’été et, s’il le faut, engager des moyens musclés, c’est l’avis général !



A Clermont-Avant-Tout nous suivons cette affaire de très près. N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions ou de donner vos témoignages.




L'irlande et sa musique est venue soutenir les riverains