Les rencontres Harkis organisées par l'Association "AJIR pour les Harkis" ont eu lieu ces vendredi et samedi à Clermont Ferrand

J'y ai assisté, invité en tant que secrétaire général de Clermont-Avant-Tout et aussi parceque j'y ai quelques amis .



Brice Hortefeux appellé au ministère au dernier moment n'a pu être la et son discours d'ouverture a été lu par le préfet qui, natif d'Alger, a su faire passer l'émotion

La première journée a été consacrée à l'approche historique

et à la participation de politiques locaux


Journée en demi-teinte car les historiens par leur brillante approche d'entomologistes n'ont pas vraiment convaincu et les politiques ont eu du mal à ne pas passer pour des récupérateurs de votes, tels François Bayrou qui après un "moyennement heureux" amalgame avec les guerre de religions, s'est un peu mélé les pinceaux à propos de la loi Taubira...ou Alain Néri qui a su, comme à l'accoutumée, captiver l'auditoire, a proposé de créer une commission... et a fini sous une belle bronca!

Louis Giscard d'Estaing et Anne courtillé ont seul, peut être tiré leur épingle du "jeu" de par la bièveté et l'humilité de leur intervention.

Le fameux article 4 a été au centre des débats ainsi que les journées commémoratives et là encore les positions des officiels ont été discordantes et pas très convaincantes, malgrès les nombreuses interpellations venues de la nombreuse assistance

Samedi matin, dans La Montagne, il était rendu compte de l'intervention de François Bayrou et il suffit de lire l'article pour comprendre le désapointement des Harkis:


La journée du Samedi, nous sommes entrés dans le vif du sujet, avec le matin, l'AG de l'association AJIr et la présentation des projets de Mémorial de Rivesaltes et de Marseille

Je n'ai pu y assister pour raisons professionnelles et suis revenu l'après midi au moment ou Maître Courbis faisait le point sur les nombreux procés en cours et notamment sur l'affaire Frêche qui se voit l'objet d'une première mise en examen et à qui pend au nez, tous l'espèrent, une deuxième inculpation pour incitation à la haine raciale.

Puis ce fut le débat sur le projet d'amitié Franco-Algérien, en présence de JP Bacquet, et, là, je n'aurai voulu manquer cela pour rien au monde!

L'assistance s'est fortement opposé à tout traité avec l'Algérie tant qu'il n'y a pas une reconnaissance réciproque des crimes commis envers les Harkis, certains faisant même remarquer que s'il était besoin d'un traité d'amitié, c'est qu'il n'y en avait pas, d'amitié...

Ce traité, les Harkis ne veulent pas en entendre parler, ne se sentent même pas vraiment concernés dans le fond, puisqu'ils ne sont pas algériens mais français et que L'algérie n'existaient pas, en tant que telle, lorsqu'ils vivaient dans ces départements.

Ils n'en veulent pas, car les co-signataires éventuels sont les massacreurs de leur famille et amis, au mépris des accords et des lois de l'humanité. inutile de dire si Bouteflika a été hué, ainsi que l'apparente mollesse et sollicitude de certains à son égard en France.

Un autre point navrant dans les discours de certains officiels pour qui le terme de Harkis semble difficile à prononcer et qui prèfèrent utiliser celui de musulmans et la aussi les Harkis s'insurgent ne voulant pas être enfermés dans un ghetto religieux.

Ils se sont aussi insurgés tout au long de ces journées sur l'amalgame qui peut être fait entre immigration et Harkis!
Il ne sont pas immigrés, mais français rapatriés!

Les Harkis ne demandent pas grand chose:

- que leur soit définitivement reconnu leur qualité de français et anciens combattants

- Qu'il soit fait amende honorable de la trahison dont ils ont été victimes de la part de l'état français (heureusement que certains officiers ont désobéi, sinon il n'y aurait plus de Harkis)

- que les idemnités promises et dues soient versées

- que le gouvernement ait une position forte et fasse, pour le moins, respecter les accords de 1962 à leur égard.

En fin de compte c'est peu, eu égard à leur sacrifice pour la mère patrie et pour ce qu'ils ont souffert!
Ils ne demandent ni aumone ni bonnes paroles! seulement justice, réparation et considération comme tout citoyen français y a droit

"La Montagne" d'aujourd'hui rend assez bien compte de ces demandes et de l'action d'AJIR

les rencontres se sont conclues par un très émouvant hommage aux justes, initiateurs de DBFM , Secours de france et surtout à François MEYER à qui la salle entière a fait une ovation debout

Beaucoup se bousculant après vers le stand des dédicaces


Ces rencontres, portaient bien leur nom car elles ont permis de nombreux appartés et beaucoup on mit un visage sur des mots échangés par internet!

Mohammed Haddouche, Président National et Mohand Hamoumou Président de AJIR Auvergne, ont bien fait les choses et l'objectif a été atteint : faire se retrouver les harkis et mettre en action le dicton qui dit que l' "UNION FAIT LA FORCE"

Beaucoup se sont rencontrés dans les locaux d'AJJIR, jusqu'à tard dans la nuit, pour déguster un succulent couscous mijoté par les dames Harkis.