Edouard Michelin
Par jnd le samedi 27 mai 2006, 08:52 - brèves épidermiques - Lien permanent
A l’instar de son Maire, la ville est sous le choc, nous sommes tous sous le choc de l’annonce du décès d’Edouard Michelin.
J’ai vu, hier soir, une femme pleurer à l’annonce de cette tragédie ! Elle pleurait en pensant à l’épouse et aux six enfants dans la détresse !
C’est aussi une ville, une région entière qui est brutalement devenue orpheline de son patron.
J’ai entendu un leader syndical, hier soir à la radio, afficher son émotion de la disparition du chef de la grande famille Michelin, du « Père ».
Je laisse à plus qualifié le soin du panégyrique du disparu et de l’exégèse socio-économique de ce grand malheur, car le temps est aux pleurs et au deuil avec la famille.
Je préfère garder le souvenir de cet homme discret et souriant qui, lorsque je prenais mon café, tôt le matin, dans un bar près de la mairie, venait parfois prendre le sien, vite fait, au coin du comptoir, avant de partir au boulot.

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Après avoir vu et lu de nombreux articles et posts relatifs à la disparition d'Edouard Michelin", si je voulais rendre hommage à cet homme, trop tot enlevé à l'affection des siens, je ne pourrais faire mieux que paraphraser Serge Weidman dans son billet


Commentaires
Jean-Noël,
Tu me fais beaucoup d'honneur et je t'en remercie.
Ce que j'ai tenté de faire, dans mon article, c'est, non pas décrire, mais expliquer la situation, prendre de la hauteur.
De plus, cette cruelle actualité nous permet de nous focaliser quelques instants sur une entreprise capitaliste dont finalement tout le monde reconnaît la valeur (avec quelques bémols évidemment). On fustige tellement les chefs d'entreprise dans notre France socialiste, qu' il est bon de remarquer, qu'en l'occurence on en a dit plutôt du bien concernant notre multinationale clermontoise.
Il faudra retenir ce qui a été dit à l'occasion de ce deuil pour le rappeler après. Car, n'en doutons pas, sitôt Edouard Michelin enterré, " les choses étant ce qu'elles sont et les hommes ce que nous en savons", comme disait un certain Général, le patronat français va redevenir le pourri et le gâleux qui fait des profits sur le dos des pauvres.
Avec mes meilleurs souvenirs.