Passionnante et très instructive! Telle était l'impression générale, après cette conférence/débat sur l'Education Nationale, Animée par Bertrand Salvat.
L'assistance n'était pas très nombreuse, mais studieuse et très attentive.

Nous reviendrons en détail plus tard sur les propos de Bertrand salvat et sur le débat qui s'en est suivi, mais déjà quelques photos de cette soirée.
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de gauche à droite, Jean Pierre Brenas, Bertrand Salvat, Nicole Barbin et Anne Courtillé
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Jean Pierre Brenas lance le débat

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Vues de l'assistance

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Nicole Barbin, la "complémentarité" indispensable

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Le trio gagnant?

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Traditionnelle conférence de presse

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Vieille (ou nouvelle...) complicité?


Ci après, la trame de l'intervention du conférencier; n'y sont pas comprises les très nombreuses anecdotes et illustrations qui ont régalé les auditreurs:

L’école, institution républicaine et majeure de l’état français, délivre le savoir qui libère de l’ignorance et donne à chacun les facultés intellectuelles, morales et économiques de l’émancipation du citoyen en devenir.

Elle se doit de fournir les connaissances et les modes de raisonnement qui affranchissent chacun d’une accumulation d’informations plus ou moins exactes et submergentes.
Elle doit préparer notre pays à la compétition économique mondiale.
Elle contribue par ses effets dans les domaines de la vie sociale (santé, sécurité, environnement……) à la réduction des inégalités.

__Or, on a trop joué aux réformes depuis trente ans ; on a déboussolé le système scolaire. On distribue des diplômes à tout va et sans réelle valeur : on triche sur les statistiques et on masque les réalités. Les enseignants sont pris en tenaille et se désespèrent ; les parents sont déçus et les enfantss’interrogent sur le sens des études__
Les bonnes raisons avouées par la haute administration, seule responsable du gâchis, ne sont que des alibis.

Jamais l’inégalité ne s’est autant creusée entre les classes d’âge !.. Les tenants du pédagogisme et de l’école « lieu de vie » doivent céder leur place et, en tout premier lieu, dans les IUFM qu’il convient de supprimer.
__ Ces quelques lignes ne sont que la trame essentielle et il ressort de la soirée que l'éducation est malade de ses ensenseignants, ou plotot de sa haute administration__.
__ Si l'on en croit Bertrand Salvat, un enseignant qui veut faire partager son savoir et préparer ses élèves à entrer dans la vie active est très mal vu de sa hiérarchie et ferait mieux de changer de métier!
__

Il semble que le mot d'ordre ne soit pas de dispenser des enseignements utiles mais de "former" des esprits. __
Le quasi abandon de l'ao=pprentissage de la lecture a été dénoncé hier soir au prétexte qu'on lit suffisammernt dans les autres matières.
__

Un enseignant présent a dénoncé le fait que pour prévoir un remplaçement dans une classe, il fallait prévenir 15 jours à l'avance rendant ainsi impossible une réponse adaptée aux abscences dues à des indispositions passagères (cas le plus fréquent)

Nicole Barbin a fait part de son étonnement lorsqu'à son initiative les entreprises membres de la CGPME avaient ouvert leurs portes aux étudiants, de n'en voir aucun s'avérer intéressés par l'opportunité, sauf quelques uns amenésn manu militarin par leur enserignant.

Le mot d'ordre des instance de tutelle de l'enseignement repris pr les syndicats est "tendance"! Il faut "être tendance" avec les déclinaisons suivantes: "jeunisme" - "réformisme" et " modernisme" Tout le mal être de notre enseignement vient de là!
L'analphabétisation récurrente et en progression et de très nombreux exemples ont été cités par l"assistance. Il n'est par rare de trouver ees élèves, en faculté, incapables d'écrire un texte sans fautes d'orthographe et avec des termes littéraires.

Anne Courtillé a cité le cas de copies qu'il lui fallait lire à haute voix, et plusieurs fois, pour arriver à en saisir le sens!

Un constat donc bien sombre et pas encourageant! On comprend que peu de ministres ait eu eu le courage d'aborder le dossier !