Projet de chaufferie au bois de Chanturgue
Par Pierre-Louis le mercredi 5 janvier 2011, 16:48 - En direct avec Jean Pierre Brenas - Lien permanent
Oui au réseau chaleur biomasse, mais… Oui à la délégation de service public. Non à l’implantation de la chaudière à Chanturgue !
Actuellement quarante-huit chaufferies au gaz naturel assurent le chauffage et la production d’eau chaude des quartiers de Neyrat, Champratel et des Vergnes. Arrivant en bout de course, elles doivent être remplacées. La ville a décidé de créer un nouveau réseau de chaleur biomasse. C’est la société Cofely (filiale du groupe Suez) qui a remporté l’appel d’offre et qui est chargée de la « conception, la réalisation et l’exploitation d’une chaufferie centrale bois et d’un réseau chaleur. » Ce dernier alimentera les habitations et les sites présentant des consommations énergétiques importantes (Gendarmerie, lycée Ambroise-Brugière, Collège Albert-Camus, Institut des métiers, etc.) Les propriétaires occupant et les bailleurs ont la possibilité de refuser la connexion au réseau.
Oui au réseau chaleur : Notre comportement vis-à-vis de la consommation d’énergie doit changer. Le temps béni de la consommation sans complexe et à bas prix des énergies fossiles est bien révolu. Les productions augmentent et leurs coûts s’élèvent inexorablement. L’avenir est aux énergies renouvelables : biomasse, éolien, géothermique, hydraulique, et solaire. Celles-ci polluent peu, ont un coût de revient encore assez élevé (mais qui va aller en diminuant) et surtout peuvent être produites à l’infini. Ou presque. Cela étant quelques points surprennent et suscitent de légitimes interrogations. La chaufferie de Chanturgue est de type mixte. Elle fonctionne au bois mais également au gaz. En effet étant située non pas au centre du futur réseau chaleur mais à son extrémité, des sous-stations au gaz devront réchauffer l’eau ………..initialement chauffée au bois !
D’autre part, l’on peut s’interroger sur l’évolution du prix du bois, sur celui du MWH, sur la durée de l’engagement du délégataire, ses garanties et ses obligations…
Oui à la délégation de service public : Ce chauffage urbain ne constitue pas le cœur du métier de la Municipalité. L’investissement est très lourd et une gestion en régie impacterait fortement les investissements de la ville. La délégation de service public décidée prévoit une durée d’engagement de 25 ans. Cofely financera la partie non subventionnée de l’investissement.
Non à l’implantation de la chaudière au bois à Chanturgue : Une ineptie que d’implanter celle-ci au pied du poumon vert de l’agglomération Clermontoise. Située à côté des archives départementales, à proximité du groupe scolaire Georges Sand, la future chaufferie créerait de graves nuisances alentours. Les vents dominants d’ouest vont pousser en permanence les fumées sur les habitations environnantes. La circulation va être démultipliée avec 7 à 8 rotations de camions de livraisons par jour entrainant bruit, trafic, et émissions de gaz d’échappements pour les riverains.
Ce projet aux conséquences dommageables illustre l’absence de volonté de concertation manifestée par les élus Municipaux. La ville impose un emplacement sans en informer les principaux intéressés : les riverains. La première réunion d’information a eu lieu en Octobre alors que les premières demandes d’autorisation étaient déjà en cours d’instruction ! Pire encore, lorsque ces derniers protestent, ils sont accusés de s’opposer à la modernité, de défendre leurs petits intérêts, presque de jouer les égoïstes ! C’est inadmissible. Il n’est que temps de reprendre ce dossier du bon côté. Réunir autour d’une table tous les acteurs concernés. Réétudier un autre emplacement. Et ne pas faire le bonheur des Clermontois contre eux mais avec eux.

Avec Christiane JALICON et un responsable de l'association "Bien vivre à Chanturgue", sur le site choisi par la Mairie, à côté des archives Municipales.


Commentaires
Ce type d'installation trouve grâce aux yeux des élus et de la population car elle repose sur le seul argumentaire lié au CO2, véritable et trés pratique épouventail à citoyens. C'est vrai qu'il faut en tenir compte et devenir plus vertueux collectivement et individuellement, mais limiter le débat sur ce point et sur la pertinence de l'emplacement de la chaufferie c'est passer à coté de l'essentiel...c'est à dire le vrai bilan thermique et écologique de la combustion du bois.
Une chaufferie de grande puissance sur réseau de chaleur est un système rustique issu d'un concept du 19 eme siècle et que les pouvoir publics ont dénoncés au milieu des années 70 lors du 1er choc pétrolier car l'inertie et les pertes de chaleur de ces systémes sont telles qu'il faut surdimensionner d'environ 20 à 25 % la puissance installée ( et par conséquent la consommation d'énergie "entrante " et qu'ils sont incapables de réagir aux variations journalières de température et restitue un rendement moyen annuel lamentable , environ
50 à 60%.Le faire marcher au bois , la belle affaire, ça ne change rien à ce constat "thermique" et de plus : est ce que parce qu'une énergie est "renouvelable" que l'on peut impunément en gaspiller 40 % ou 50 % en chauffage ? Une "mauvaise" chaufferie gaz individuelle est à 80 % ,
une bonne chaufferie gaz est entre 95 et 105 % et en collectif il existe aujourd'hui des techniques gaz qui atteignent 150 % de rendement !!
Quand au coté "écolo", je souhaite pour les habitants que les filtrations soient du meiileur niveau et surtout bien entretenues, car si le gaz émet par sa combustion du CO2 et de la vapeur d'eau ( et rien d'autre ) le palmares du bois est impresionnant : à son crédit moins de CO2 ( du moins avec les méthodes et les hypothèses communement admises par l'Ademe, qui au passage a tendance à modérer ses ardeurs sur le sujet...) mais on y trouve en vrac et en quantité sisgnificatives : du SO2, des NOX, des COV, du CO en grande quantité, des hydrocarbures aromatiques, et des particules en suspension et plus particulièrement les plus fines et les plus dangereuses pour la santé ( < 2.5 microns et < 1 micron) dans des proportions incomparablement supérieures à tout autre combustible !
Enfin il faut savoir que ce type de solution est trés fortement subventionné par de l'argent public et trés rentable pour les exploitants, a tel point que Cofely, pourtant filiale de GDF SUEZ, n'hésite pas à démonter des chaufferies gaz pour promouvoir le bois ...Heureusement il est promis que le prix du chauffage n'augmentera pas, quelle bonté.
Nous sommes dans l'écolo business, il ne faut pas se leurer, et un coup de peinture verte sur des vérités choisies pour leur évidence ne devrait pas suffire à aveugler le citoyen éclairé.
Posez les bonnes questions, comparez.
A bon entendeur.
chanturgue ne veut pas de la chaufferie ok ....mais par contre ils la verraient bien en bas c est a dire a champratel ou vers les jardins ...non mais franchement moi je nomme cela de la discrimination .ce n est pas parce que l on habite les autres quartiers que nous sommes moins bien que neyrat qui comporte bien sur plus de propriétaire !! a bon entendeur salut!!!!
Bien vu Bien dit!
Ah le chanturgue de mon enfance!
j'ai vécu à Chanteranne Cité Michelin j'avais la passion de la musique et l'on me racontait que le conservatoire était cher!et...j'ai passant au conservatoire rencontré
Jean Voirin portant son violoncelle:Coup de foudre!
Il m'a aussitôt après une première leçon de...2 heures
inscrite;et je suis repartie avec un violoncelle prêté
j'ai payé mn incription 5,60F voyez la discrimination se fait comme ça : guerre psychologique tot ça parce que nous étions enfants d'ouvriers. Lucci je suis bien d'accord sur vôtre commentaire
ok pour la chaufferie de chanturgue, a la condiiton de création d'emploi dans le quartier de croix neyrat.J'espére que cofely aura obligation par la mairie de le faire.